La Vie du Chœur

Las Indianas de Carlos Guastavino, eléments d'analyse

Carlos GUASTAVINO ,

Né le 5 avril 1912 à Santa Fé  (Argentine) et mort le 29 octobre 2000 à Buenos Aires.

Excellent pianiste, il fut un compositeur prolifique : plus de deux cents œuvres dans lesquelles prédomine la mélodie.

Si ses compositions suggèrent le folklore argentin, il est parvenu à une symbiose entre la musique venue de profondes racines culturelles argentines et la musique érudite.

Guastavino  est, par nature, un musicien Romantique, il avait coutume de dire :

« Je n’aime pas la musique sans une belle mélodie, je ne la comprends pas, ce n’est pas de la musique. Que les compositeurs d’avant-garde me pardonnent…mais je m’efforce d’écrire la musique que je sens, qui m’émeut,  c’est mon modeste message. »

INDIANAS

Les textes de ces six chansons sont dus à de grands poètes  argentins et exaltent une culture liée à la nature, aux plantes, aux éléments.

On peut rappeler que le mot « Indiana » provient de l’erreur commise par les premiers navigateurs  espagnols qui, pensant avoir découvert la route vers les Indes, appelèrent « Indiens » les habitants de ces contrées .Plus tard, avec l’arrivée des esclaves africains, il se produisit un mélange entre les trois cultures : aborigène, européenne et africaine dont le produit fut dénommé : Culture Indienne ».

Le compositeur a utilisé l'adjectif « Indianas », qui marque leur identité, leur origine ; ces compositions demeureront « chansons indiennes », reflet de tout le continent latino-américain.

De ces six œuvres, composées en 1967, seule la dernière comporte l’indication d’interprétation : «  con aire de cueca »  (sur un air de cueca), et fait donc référence à la «  CUECA », danse folklorique spécifique, déclarée danse nationale au CHILI .

GALA DEL DIA : diverses danses folkloriques argentines sont composées sur ce modèle :

Introduction (8 mesures), Strophe 1 (8 mesures), Strophe 2 (8 mesures), Refrain (16 mesures)

QUIEN FUERA COMO EL JAZMIN : la chanson numéro 2 n’est pas, dans sa structure, une danse,  mais bien une chanson et s’apparente aux « Vidalas » du nord-ouest et du centre du pays. Elle est composée de couplets qui alternent avec des refrains bien connus de toute la communauté.

CHAÑARCITO : Danse au mouvement lent et empreinte d’une légère tristesse, son rythme est celui de la « Zamba », danse très répandue en Argentine, qui dérive de la « Zamacueca », originaire du Pérou.

VIENTO NORTE : La composition de cette œuvre (superposition d’un rythme de 6/8 sur le rythme de ¾ que marque la main gauche du piano, rappelle la « Chacarera »qui se danse sur tout le territoire d’Argentine, à l’exception du littoral vers Uruguay et Brésil. Son rythme agile est caractéristique aussi de la danse voisine appelée « El Gato ».

AL TRIBUNAL DE TU PECHO : Cette danse est une « Habanera », au rythme d’une grande sensualité, sans doute la plus répandue en Amérique Latine.

UNA DE DOS : Nous retrouvons ici, comme dans Viento Norte , la syncope, qui donne cet air populaire caractéristique de Guastavino et qui accompagne l’accentuation de la prosodie. Le rythme vif et joyeux rend la danse « Cueca » facilement reconnaissable.

Présentation d’après l’analyse et les notes de Oscar ESCALADA.

http://corobna.com.ar/wp-content/uploads/2011/03/Indianas.pdf

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